VOYAGE EN GRECE

Je loue une cabine sur un catamaran


L'équipage: 1 skipper, 8 participants des Etats-Unis, Canada, France, Belgique.
Type de croisière: location à la cabine
Bateau: catamaran Pahi 53
Depart: Paros, le 12 septembre 2014
Arrivée: Paros, le 18 septembre 2014
Météo: 28°, ciel dégagé, vent léger 10 noeuds.

croisiere Archipel
  Manu et Elise vous présentent leur voyage en Grèce.
 
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  Bière Fix grecque.
 
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  Notre cabine double.
 
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  Finalisation de notre circuit avec notre skipper.
 
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  Christine et Jean-Luc, Belges, deux des participants de la croisière.
 
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  Mélanie et Christine sur la rampe de baignade du catamaran.
 
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  Notre bateau au mouillage à Despotiko.
  

  JOUR j-1

Avec Manu, mon amoureux, nous avons prévu de passer 17 jours sur l’île de Paros dans les Cyclades en Grèce, une île que nous connaissons bien pour l’avoir déjà visitée trois fois. Nous aimons tous les deux la cuisine des îles grecques, la gentillesse des ses habitants, la beauté de ses plages et l'extraordinaire limpidité de l'eau.
L’année dernière, en septembre 2013, j’ai sollicité la société de location Archipel pour louer une cabine sur Astarte, leur catamaran Pahi 53. Manu ne pouvant malheureusement pas m'accompagner, je voyageais en solo en compagnie d'autres personnes venues comme moi pour les plaisirs de la navigation et des îles grecques. L’expérience m’a tant plue que j'ai souhaité revivre cette belle aventure aux airs de “Pékin-Express, Koh-Lanta”! mais cette fois avec mon compagnon Manu. Le bonheur ! Un an de patience pour vivre ce rêve à deux...
 
Notre voyage est le suivant: vol direct Lyon-Athènes puis ferry Blue Star au départ du port du Pirée situé à 1 heure en métro de l'aéroport, départ à 17:30, arrivée à Parikia, capitale de Paros, dans la soirée.
Avant de commencer notre croisière en catamaran nous passerons trois jours dans le village de Kostos, un petit village caché dans les collines de Paros. Et à notre retour de croisière nous profiterons encore de quelques jours à Paros :)
 
A notre sortie du ferry à Parikia à Paros Manu et moi louons deux scooters pour un coût de 10€ par jour par scooter. Plutôt que d’être enfermés dans une voiture nous préférons le scooter; on adore sentir les courbes des routes et avoir les cheveux au vent. Mais attention, les paysages étant très beaux gare aux chutes! Il y a bien un dispensaire de santé sur l'île qui traite les petits bobos mais on n'a pas du tout envie d'y aller.
Notre balade en scooter nous emmène d'un village à l'autre: Lefkes, Marpissa, Naoussa. Une halte agrémentée d'une bière locale bien fraîche, la 'Fix', achève de nous mettre totalement au rythme des vacances. La température est de 25°, le ciel bleu azur, il n'y pas un nuage à l'horizon. Lorsque nous reprenons notre route c'est direction les plages de Tsoukalia (quasi déserte) et Krios.
 

  JOUR 1 - Embarquement sur le catamaran

Vendredi 12 sept. Vent nul, mer calme.
 
Ca y est c'est le grand jour. A midi nous sommes au port de plaisance de Parikia à Paros. Manu s'attendait à un port beaucoup plus gros, il s'agit en fait d'un quai unique en forme de L, pouvant accueillir dans les meilleurs jours une trentaine de voiliers. Eric notre skipper et Georges Gritsis le patron d'Archipel viennent à notre rencontre. Ils nous présentent à nos coéquipiers d'aventure: Mélanie et Sophie (Québec francophone), Stephen et Sarah (San Francisco), Jean Luc et Christine (Mons, Belgique francophone). Tous ont, comme nous, réservé leurs cabines en direct avec Archipel. Le suivi s'est fait sans difficulté par email et téléphone.
Les bagages sont déposés à bord puis nous allons prendre un verre au café Marina du port. Il y a là des locaux, des marins et des voyageurs comme nous. Georges nous explique le fonctionnement de la caisse de bord de 220€ par personne par semaine pour les petits déjeuners, les déjeuners et dîner dans les tavernes pour le soir. La caisse de bord couvre également les taxes de port, le ravitaillement en eau des réservoirs ainsi que les frais de carburant dont la consommation est calculée avec exactitude en fin de croisière. Manu sera le "chef de caisse", c'est lui qui gèrera les dépenses de nourriture, boisson, essence, factures à l'appui. Nous organisons avec le reste de l'équipage les courses de la semaine: visite chez le primeur pour les légumes, à la boulangerie, au supermarché pour le reste qui servira à préparer les petits déjeuners et les déjeuners à bord. Cette première mission en commun nous permet de faire connaissance. A 13h00 nous embarquons tous.
 
Manu découvre notre cabine double, spacieuse, lumineuse et dotée d'une salle bain. On y accède par un escalier privatif. La salle de bain se compose d'une douche, évier, toilette, placards de rangement et miroir. De chaque côté de la couchette double il y a des liseuses, un ventilateur et des étagères de rangement. Par le hublot tribord on peut voir des petits poissons nager dans l'eau comme dans un aquarium! Les lieux sont très propres. Literie et serviettes de toilette sont fournis. Eric nous explique le fonctionnement de la cuisine et des toilettes.
 
Vient le moment tant attendu de parler de l'itinéraire. Tous réunis dans le carré cuisine autour d'une grande carte géographique des Cyclades, nous écoutons Eric nous expliquer les options de circuits possibles en fonction de la météo prévue pour la semaine et dont il a fait, avec l'équipe d'Archipel, une analyse précise. Verdict: Santorin sera bien au programme du circuit mais aussi d'autres îles plus secrètes.
 
Nous levons l’ancre aux alentours de 14:00. Il fait agréablement chaud. Le vent est trop faible pour hisser toutes les voiles. Les moteurs ronronnent. Nous naviguons sur une mer d'huile, parfait pour nous habituer doucement à la navigation. Les uns jouent aux cartes, les autres bouquinent ou se prélassent au soleil.
Vers 16:00 Despotiko se profile à l’horizon. Cette île appartient à l'évêché de Paros. Son nom provient de despote (à l'origine chef religieux), et oikia: maison. Despotiko fût un cimetière à l'époque romaine, très riche à l’époque du cuivre (une sorte de banque dans laquelle était déposé l’argent des régions vassales) puis transformée en sanctuaire d'Apollon à l'époque des guerres entre communautés grecques. Despotiko devint ensuite un repère de pirates car accessible et bien protégée, puis un spot pour les sous-marins anglais, alliés à la Grèce pendant la seconde guerre mondiale en grande partie grâce au capitaine Pipinos qui les alertait par signaux lumineux lorsque la voie était libre pour remonter à la surface sans être aperçu des ennemis.
 
Nous mouillons l’ancre dans la baie de Despotiko: l'île nous apparaît magnifique et semble déserte hormis quelques chèvres éparpillées. La végétation, aride, se compose de buissons de thym et arbustes. L'eau est limpide, bleu turquoise, le ciel d'un bleu intense. Le manque de vent fait monter la température. Tout le monde plonge à l’eau depuis le bateau ! Il y a à bord des masques, tubas et palmes. Eric notre skipper part en chasse et revient bientôt avec un poulpe que Mélanie et Sophie nommeront Paulette avant de le remettre à l'eau. Plus tard, Manu et moi exprimons notre souhait d'une balade en amoureux sur l'île. Pas de problème, Eric démarre le moteur de la grande annexe du bateau et nous emmène à terre. Il nous recommande cependant de ne pas aller trop loin à l'intérieur des terres car certaines parcelles sont louées par un agriculteur dont les chiens sont paraît-il féroces... Par la suite nous sommes rejoints par le reste de l'équipage. Tous les huit nous assistons au coucher de soleil dans ce lieu magique oublié du monde.
A bord de l'annexe, Eric nous conduit à la nuit tombée sur la rive faisant face à Antiparos, il nous explique qu'il y a là un établissement, la taverne Pipinos dont le patron est un descendant du célèbre capitaine Pipinos qui aida les anglais durant la seconde guerre mondiale. Nous choisissons une table à l'extérieur pour profiter de la douceur de la nuit. Des locaux et quelques touristes occupent les tables voisines. Notre capitaine Eric connaît bien les spécialités des îles, aussi le choix des mets est simplifié. Nous le laissons faire et bientôt arrivent sur la table quantité de mezze et spécialités grecques. Devant un tel festin il n'est plus de barrières qui ne tienne entre les différents participants. Voici quelques unes des spécialités que nous découvrons: maquereau fumé séché au soleil sur la terrasse de la taverne, poulpe au vinaigre et poulpe grillé, beignets de courgettes, tzadziki, boulettes de viande, salade grecque, frites fraîches et saucisse, aubergines roulées dans de la pâte filo avec fromage et bacon, accompagné de bière ou de vin blanc au choix. Les prix pratiqués sont très raisonnables, nous aurons dépensé environ 13 euros par personne, somme prise dans la caisse de bord. Nous rejoignons le bateau sous la lumière des étoiles. Cette première journée s’est déroulée à merveille, Manu est tout à fait enchanté!


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  Cap sur Sikinos.
 
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  Tout le monde n'est pas admis sur les pages de Sikinos!
 
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  Panorama depuis les hauteurs de Sikinos.
 
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  La Grèce, royaume des chats.
  

  JOUR 2 : Despotiko-Sykinos

Samedi 13 sept. Vent faible, mer calme.
 
Réveillée à l’aube, je laisse mon homme dormir et sors m’installer sur les filets du catamaran, le soleil se lève à l'horizon sur la mer. Il fait déjà chaud, c’est agréable. La cuisine se remplit peu à peu des membres de l'équipage. Une bonne odeur de café emplit l'air, les cuillères tintent dans les tasses. Chacun fait sa petite vaisselle lorsqu'il a fini. Nous larguons les amarres vers 9:30, direction Sikinos.
A l’origine l'île de Sikinos s’appelait Oioné, parce qu’elle fabriquait du vin en quantité et de qualité grâce à ses nombreuses vignes. Par la suite elle prit le nom de Sikinos, le nom du fils du roi Thoanta de Lemnos qui vint s’installer sur l’île. Sykinos se trouve au sud des Cyclades proche de Santorin.
 
Nous accostons à 14:00 dans le petit port de la baie d’Alopronia. Ici pas de tourisme de masse mais une plage de sable fin, quelques paisibles maisons blanches, tavernes et bistrots occupés par des pêcheurs et habitants de l'île. A bord chacun prend son temps avant de descendre à terre partir explorer les alentours ou se prélasser à la plage. Avec Manu nous optons pour la plage d'abord puis une balade ensuite. Nous laissons passer le bus et grimpons à pied jusqu'au village et monastère de Zoodochou Pigi mais il devient vite évident que nous avons mal apprécié la distance qui nous séparait du village! Nous bifurquons vers un chemin sinueux à travers le maquis. Un âne affable semble nous inviter à se rapprocher de lui et là nous découvrons un sentier débouchant sur une crique aux eaux transparentes entourée de gros rochers polis. Le panneau qui interdit l'entrée de la petite plage aux chèvres traduit l'humour des grecs du coin. Nous retournons au catamaran vers 16:30 pour prendre une douche rapide puis fonçons attraper le bus de 17:00 qui monte au village. Le ticket de bus coûte 1,60 € par personne. Mélanie et Sophie les canadiennes nous accompagnent pour la visite du monastère situé dans les hauteurs du village de Chorio. Le village est ravissant et comme partout dans les Cyclades si incroyablement propre. Le calme règne à cette heure-ci. On ne serait pas étonnés d'apprendre que les habitants d'ici ne portent pas de montre. Le monastère de Zoodochou Pigi paraît quand à lui bien imposant dans ce décor aride. Le point de vue est à couper le souffle, à l'horizon se profile Folegandros, Naxos, et encore plus loin Paros, Antiparos et Despotiko. C'est magnifique. En redescendant avec l’idée de prendre un rafraîchissement devant un coucher du soleil, nous tombons sur une cérémonie religieuse dans la rue. Je ne comprend pas grand-chose aux rites orthodoxes mais une chose celui-là réunit des gens de tous les âges.
 
Nous commandons une bière au village dans un bistrot grec typique. Les deux canadiennes nous apprennent quelques expressions québécoises et nous finissons tous par bien rigoler. Mélanie et Sophie décident de rester au village pour la soirée tandis que Manu et moi rejoignons le reste du groupe à 19:15 et allons dîner à la taverne en bord de mer.
Depuis notre table nous voyons notre beau catamaran danser doucement sur les flots argentés.
Ce soir le menu est composé de purée d’aubergines fumées, salade grecque, poulpe grillé avec des pâtes, chèvre en sauce (tomate, noix muscade, paprika), calamar frit, beignets de courgettes, aubergines confite en sauce tomate, accompagné de bière et vin. Tout est délicieux sauf le vin blanc pourtant nous avons déjà eu l'occasion de déguster d'excellents blancs en Grèce, le Limnos (un muscat d'Alexandrie) par exemple. La taverne nous offre une généreuse assiette de pastèque avant de nous souhaiter la bonne nuit. Merci ! Ceux qui sont fatigués rentrent se coucher au bateau, les autres flânent sur le quai et la plage illuminés par les étoiles. Demain notre skipper a prévu de lever l'ancre vers 9:30 afin d'arriver à Santorin suffisamment tôt pour trouver de la place. Nous comprenons que pour avoir un bon emplacement à quai ou au mouillage dans les Cyclades il faut connaître les usages locaux et ne pas arriver trop tard, mais rien n'est jamais gagné. Nos amis les Belges semblent inquiets à la perspective de ce départ matinal car ils craignent de ne pas être livrés en pain frais à temps. Les biscottes ou le pain de la veille c'est pas leur truc! Partager un bateau réserve certes des divergences d'opinion...


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  Manu à l'avant du catamaran.
 
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  Le skipper explique à Sophie la manoeuvre de départ pour remonter l'ancre.
 
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  Navigation entre Sikonos et Santorin.
 
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  Sophie et Mélanie dans la cuisine pendant une navigation.
 
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  Sarah et Stephen, heureux.
  

  JOUR 3: Sikinos - Santorin

Dimanche 14 sept. Vent léger nord ouest, 10 noeuds. Belle mer.
 
Je me lève aux aurores pour profiter du lever du soleil sur Sikonos. L'instant est magique. Je prépare un thé en vitesse et en silence je saute sur le quai pour m’installer sur un des gros rochers qui font face à l’horizon. Un chat noir partage ce moment paisible avec moi avant de me quitter brusquement pour chasser un canard imprudent.
Stephen me rejoint, il est d’humeur bavarde mais visiblement encore ensommeillé. A propos de sommeil, moi qui n'avais encore jamais vécu à bord d'un voilier avant l'année dernière, je dois dire qu'on y dort très bien et qu'on ne souffre jamais de mal de mer à ce moment-là.
Nous approchons de l'heure du départ néanmoins il faut encore faire quelques emplettes et attendre la livraison du fameux pain frais. J’accompagne Sophie au mini market. A notre retour le pain n'est toujours pas arrivé. Il y en a que ce retard contrarie de façon comique.
 
A la nage entre les deux coques sous le bateau j’essaie d'apercevoir Manu par le hublot de la cabine avant de réaliser subitement qu'à cette heure les sanitaires des cabines tournent à plein régime et qu'ils se déversent à l'endroit précis où je me trouve...je pars de là à toute vitesse!
Mais voilà que sur le pont l’impatiente gagne l'équipage alors fin prêt, Eric obtient de l’épicière du port la confirmation qu'il n'y aura pas de pain frais ce dimanche! C'est l'émoi à bord parmi les partisans et défenseurs de pain frais. Manu et Sophie coupent court aux protestations en achetant du pain en tranches longue conservation tandis qu'Eric saisit l'occasion pour lancer les ordres de départ. Manu est sollicité par Eric pour larguer une amarre, tout se passe bien jusqu’à ce que Manu lâche celle-ci. Aïe! Notre capitaine doit habilement manoeuvrer notre grand catamaran de sorte à ce que Manu puisse récupérer l'amarre, pour cela il fait le tour du quai, revient vers le bateau en courant puis saute à bord en s'excusant de sa maladresse mais sous un applaudissement général; enfin nous réussissons notre départ pour Santorin. J'avoue ne pas déborder d'enthousiasme à la perspective de la foule touristique qui nous attend probablement à Santorin, Manu partage mon sentiment mais faire plaisir autant que possible à tous fait partie du principe de la croisière à la cabine.
 
Nous apercevons Santorin aux alentours de 13:00 malheureusement il apparaît bien vite que le mouillage qu'Eric visait est déjà plein aussi continuons-nousnotre navigation à l’intérieur de la caldera du volcan. Nous longeons à faible régime une falaise de roche aux teintes rouges et bruns. Spectaculaire. D'autres catamarans naviguent dans la caldera. Une plage de sable rouge défile sous nos yeux. Ou est-ce les corps allongés de vacanciers fraîchement arrivés sur l'île?
 
Autrefois pleine, Santorin a sauté comme un bouchon lors d'une éruption volcanique survenue pendant l'antiquité. Pour cette raison elle se présente aujourd'hui en forme de croissant. Des morceaux propulsés par l'éruption ont été retrouvé jusqu'en Crète qu'ils ont en partie détruite ainsi qu'à Rhodes. L'éruption provoqua un gigantesque tsunami qui traversa la mer Méditerranée de part en part. Cette catastrophe porte le nom d’éruption minoenne. Le volcan est toujours en activité, la dernière éruption a eu lieu en 1950.
 
Nous voilà à 15h00 au mouillage en face de la plage d’Akrotiri. Une taverne toute proche nous permet de nous restaurer. Connaissez-vous le Saganaki? C'est une spécialité grecque de fromage de brebis pané à goûter absolument!
L'après-midi chacun fait ce qu'il lui plaît. Ce jour sera pour moi l'occasion d'apprendre une bonne fois pour toute à plonger. Stephen et Sarah prennent le bus pour le village d’Oia réputé magnifique, Manu et moi pensions attraper un autre bus un peu plus tard mais la perspective d'un trajet de plus d'une heure et d'une foule de touristes anéantit notre projet. Ici bien plus qu'ailleurs les routes sont encombrées de voitures, scooter et quads de location. Nous préférons partir randonner par des sentiers oubliés. Nous parvenons à rejoindre un petit village et trouver une épicerie dans laquelle nous faisons quelques courses pour le bateau, par la même occasion nous découvrons un beau point de vue sur la caldera.
 
De retour à la plage d’Akrotiri, nous faisons signe à Eric sur le catamaran qui vient aussitôt nous chercher avec l'annexe. Un peu plus tard nous dînons avec lui et le couple de Belges dans une taverne à poissons “The Dolphins” face à la mer et au catamaran. On se sent tout de même très privilégiés d'avoir notre bateau à notre disposition si près. Stephen et Sarah sont restés dans le village de Oia tandis que Sophie et Mélanie les canadiennes ont déjà dîné ailleurs. Santorin est très réputé pour son vin blanc, certaines caves stockent les bouteilles dans des cages plongées dans la mer faute de place suffisante dans les caves.
 
Ce soir la mer semble un peu plus agitée, les vagues provoquent des remous contre le quai. Le ciel étoilé se reflète dans l’eau. Eric nous explique qu'il faudra partir tôt demain matin car il y a pas mal de miles à parcourir pour rejoindre Koufounissi, une jolie île des Petites Cyclades. Départ prévu à 6:30 (du mat' si si) car il faut à nouveau traverser la Caldera mais il n'est pas nécessaire que tout le monde soit sur le pont, ceux qui le souhaitent peuvent rester au lit et j'en vois que cela enchante! Pour ma part je sais que je serai debout. En règle générale le skipper devrait toujours avoir un co-équipier.


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  Eric notre skipper affairé à la grand voile.
 
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  Manu fait goûter un sandwich à Sophie.
 
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  Jean-Luc en pleine forme aujourd'hui!
 
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  Arrivée au ravissant port de Koufonissi.
 
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  La plage devant notre mouillage.
  

  JOUR 4 : Santorin - Koufonissi

Lundi 15 sept. Vent modéré nord ouest, 15 noeuds, mer légèrement agitée.
 
Il est 6:30. Tandis que je prépare mon thé rituel dans la cuisine déserte j'aperçois Eric qui s'active sur le pont. C'est un capitaine consciencieux, calme, qui connaît bien son travail. Il ne passe pas par quatre chemins quand il a un truc à dire, avec lui les choses sont simples et claires. Aucun d'entre nous n'a de véritable expérience de la voile mais il n'hésite pas à demander un coup de main quand c'est nécessaire, rien de tel pour nous apprendre quelques rudiments de voile et insuffler un esprit d'équipe.
Le moteur démarre, le vrombissement réveille Manu, Christine et Sarah mais n’empêche pas nos québécoises de continuer à dormir. Elles avoueront plus tard s'être bourré les oreilles de boules quies ! Stephen me confie avoir été un peu gêné par le nombre de touristes à Santorin mais il demeure ravi d'avoir réalisé son rêve et vu cette île si célèbre.
 
Nous naviguons en direction des Petites Cyclades pour arriver à Koufounissi vers 13:30. La traversée est longue, en milieu de parcours le vent forcit aussi notre capitaine hisse les voiles. Manu est content car Eric sollicite régulièrement son aide pendant les manoeuvres. J’aimerais également participer un peu plus à la navigation mais je ne comprend pas grand-chose et je redoute de commettre une erreur. Alors j’observe.
 
Koufounissi fait partie de l’archipel des Petites Cyclades, ainsi que les îles d'Iraklia, Schinoussa, Kéros et Donoussa. L’Archipel a longtemps appartenu au monastère d’Amorgos avant d’obtenir son indépendance et son rattachement à l’île de Naxos au début du 20ème. C’est une île qui a peu de relief. Son unique village, construit en bord de mer, est écrasé de lumière et de chaleur. L'île est traversée de chemins et de sentiers mais il n’y pas de routes goudronnées. Pour cette raison on ne trouve que des locations de vélos.
 
Nous sommes au mouillage devant la plage principale de l’île. Le bleu de l’eau et le blanc des maisons sont contrastés par une multitude de petits bateaux de pêche multicolores. Tout le monde à bord s'émerveille du spectacle. Les filles souhaitent louer des vélos pour se rendre à Pori et y visiter les piscines naturelles. L’activité promet d’être intéressante mais nous déclinons l’invitation: bien-que nous aimions faire du vélo il fait encore trop chaud à notre goût. Nos amis belges et américains vont à la plage avec Eric à bord de l’annexe. Manu les accompagne: il préfère en général nager depuis le bord de mer plutôt qu'en eau profonde. De mon côté, je reste sur le bateau. Comme il n'y a plus personne autour de moi je vais pouvoir peaufiner le style de mes plongeons en tentant toutes sortes de postures.
Lorsque je rejoins Manu à la nage, nous commençons par nous arrêter dans une taverne en bord de mer où nous commandons de la bière et quelques mezzés (assortiment de petits mets grecs). D'accord nous n'avons pas poussé très loin notre exploration de l'île mais ces tavernes grecques généralement tenues par des familles sont tellement sympathiques qu'il est bien difficile d'y résister. On y apprend d'ailleurs beaucoup sur les us et coutumes grecs.
La chaleur baisse. Nous nous mettons en route, pieds nus sur la plage. Ici comme ailleurs dans les Cyclades, l'eau est d'une extraordinaire limpidité. Un peu plus loin nous tombons sur une plage mixte où les nudistes côtoient les personnes maillots de bain, c’est un peu surprenant au début. Ce n’est pas l’envie qui nous manque d'aller se baigner dans le plus simple appareil mais nous préférons continuer à marcher et découvrir les très beaux reliefs de Koufounissi. Je dois continuer de marcher pieds nus étant donné que j'ai quitté le bateau à la nage. Le maquis grec devient vite trop dense, je dois renoncer à pouvoir atteindre les piscines naturelles de Pori.
 
Eric notre skipper avait donné rendez vous à tous à 19:30 sur la plage. Les Américains manquent à l'appel mais nous ne nous en formalisons pas car nous les savons amateurs de moments à deux. La faim commence à se faire sentir. L’ambiance est joyeuse, les canadiennes nous racontent leurs aventures de la journée et la chute en “bicycle” de Sophie. Heureusement il y a plus de peur que de mal.
Eric commande des mezzés, ensuite chacun opte pour un plat principal de son choix. La serveuse est souriante. La table se couvre de poivrons farcis au fromage, salade crétoise, aubergines confites à la sauce tomate et au fromage, croquettes de fromage, moussaka, pâtes aux crevettes. L’ambiance dans le groupe est excellente mais nous nous demandons quand même où a bien pu passer notre couple d’américains.
La nuit est tombée depuis une heure et il n'ont pas appelé notre capitaine. Celui-ci nous abandonne pour partir à leur recherche, lorsqu’il revient c’est effectivement accompagnés de Stephen et Sarah, visiblement contrariés de nous voir attablés. Après quelques explications en anglais nous comprenons qu'ils n'ont pas vu le bateau dans la nuit et se sont égarés tourant en rond plusieurs fois. Eric doit user d'un grand tact pour leur faire oublier leur petite mésaventure. La serveuse a la bonne idée de nous offrir à ce moment une bouteille de rakomelo, un alcool au miel local. Avant de retourner au bateau, nous faisons quelques courses au mini market. Tandis que tout le monde regagne sa cabine Manu et moi restons tard dans la nuit sur le pont pour contempler la voie lactée.


Archipel location
  Crique à Amorgos.
 
voyage-cyclades
  'Yaya' veut dire grand-mère en grec.
 
catamaran-pahi-53
  Le catamaran Astarte en navigation.
 
monastere amorgos
  Le Monastère de la Panaghia Chozoviotissa à Amorgos.
 
vie traditionnelle grece
   Les vieux agriculteurs se déplacent à dos d'âne en Grèce. Pour combien de temps encore?
 
  

  JOUR 5 : Koufonissi - Amorgos

Mardi 16 sept. Vent modéré, mer calme.
 
Aujourd'hui nous mettons le cap sur Amorgos, une île à l'extrême est des Cyclades. Comme à mon habitude je me lève tôt et bois un thé avant d'aller me baigner. J'aime beaucoup la plateforme de baignade du catamaran Pahi, large de plusieurs mètres elle est dotée d'un grand escalier en bois qui permet un accès à l'eau aisé. On peut aussi s'y prélasser en laissant les pieds flotter dans l'eau. Je crois bien être en passe de me changer en sirène :-)
Eric fait un saut sur l'île et revient avec du pain frais (devinez qui est ravi à bord?), des pitas au fromage, des feuilletés à la saucisse et des feuilletés épinard-fromage. Après que chacun ait petit déjeuné, nous levons l’ancre, il est 9:30. Les côtes et les montagnes d’Amorgos se profilent dans l'horizon aux alentours de 13:00, nous allons nous mettre au mouillage dans la baie de Katapola.
Amorgos est une île rocheuse aux falaises abruptes et au sol particulièrement aride bien que nous remarquions de la végétation dans les hauteurs. De part sa position géographique il y a systématiquement du vent. L’île est connue pour avoir été le lieu de tournage du film “Le Grand Bleu” de Luc Besson.
 
A notre arrivée, Stephen et Sarah prennent le bus en direction de Chora, le village principal. Nos amis belges préfèrent prendre tubas et palmes et aller explorer les fonds. Manu et moi invitons nos amies québécoises à prendre un apéro à bord.
Le soleil est au zénith, la chaleur nous engourdit. Vite une baignade! Une sieste sur le pont s'impose ensuite. Plus tard nous loupons le bus, serions-nous en train de perdre tout à fait la mesure du temps? Qu’à cela ne tienne, nous louons une voiture, une panda au prix de 25 € la journée. J’ai bien tenté de négocier le tarif mais sans succès. Sur la route nous nous arrêtons pour prendre une dame qui fait du stop, c'est courant à Amorgos. Il s’avère qu’elle est française, artiste en vadrouille depuis deux semaines. Nous conversons avec plaisir. Quelques kilomètres plus loin nous chargeons la voiture d’un passager supplémentaire, un grec cette fois. La route est magnifique avec des points de vue extraordinaires sur la mer Egée. Il y a ici dans les hauteurs beaucoup plus de vent que nous n'en avons encore rencontré jusqu'ici. On nous avait parlé du Meltem dans les Cyclades mais nous n'avons encore rien vu de bien méchant.
Nos compagnons de voyage nous quittent non loin du monastère de la Panaghia Chozoviotissa. Celui-ci est incroyable; bâtisse blanche trouée de multiples petites fenêtres accrochée au flanc de la falaise avec une vue imprenable sur la baie d'Aghia Ana. A l'époque où les pirates sévissaient dans les îles grecques et prisaient les richesses de l'Eglise abritées dans ses monastères, ceux-ci devaient être aussi inaccessible que possible. On peut supposer que le monastère renfermait d'immenses richesses! Un serpentin de marches en pierre polies par des années de passage nous fait face. Pour autant il est n'est pas fatiguant, les bâtisseurs de l'époque l'avaient bien construit. Semblant veiller sur la petite porte du monastère, une myriade de chats nous accueillent. Malheureusement le monastère est déjà fermé. Tant pis, la montée nous a permis de voir des paysages marins fantastiques, notre skipper n'avait pas exagéré. Nous redescendons à toute vitesse au village de Chora car il est 15:30 et nous sommes affamés.
Le village est très beau. Ses ruelles sinueuses et blanches invitent à se perdre. En surplomb du village se dresse un rocher sur lequel est bâti un fort vénitien. En face, sur une crête, d’anciens moulins laissent imaginer la vie d'autrefois. Nous optons pour une taverne avec une jolie vue. La commande de bières et mezzés est vite envoyée. Il fait très chaud, tout est calme aux alentours, c'est l'heure de la sieste en Grèce.
 
A notre retour à Katapola, je nage jusqu'au bateau (j'adore cette mission) pour demander à Eric de venir récupérer Manu à terre. Ce soir le dîner a lieu à la taverne “Mythos”, à quelques pas du bateau. Eric doit rester à bord car nous sommes amarrés très près de la zone de baignade, à moins que ce ne soit le malentendu de la veille avec les Américains et la façon un peu cavalière dont il a été traité qui l'ai quelque peu refroidi? Ou peut-être a-t-il tout simplement besoin de repos, après tout il enchaîne une douzaine de semaines de travail sans un jour d'interruption et avec des groupes ou une mer pas toujours faciles j'imagine .
 
Ce soir se joue un match de foot; Olympiakos 3 vs Atletico Madrid 2, notre équipage réuni est enthousiaste et dans cette ambiance électrique nous nous retrouvons attablés pour une longue soirée. Pour la première fois depuis le début de l’aventure, nous formons ce soir un groupe qui semble se connaître depuis longtemps. Je me permets alors de faire remarquer à tous que cette cohésion donne une dimension bien plus intéressante à notre croisière. Moment de réflexion et puis chacun adhère à mon point de vue. Houraaa!
La fille du patron, la jeune fille la plus marrante et la plus sympa du monde nous offre une tournée de Rakomelo en demandant au passage des nouvelles du capitaine Eric. Ce dernier vient nous chercher avec l'annexe. Le vent se lève, le clapot se fait entendre. Nous montons tous à bord. Venant de la terre retentit un cri de joie, le match est fini.


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  Le poste de navigation du catamaran Pahi 53 'Astarte'.
 
archipel-club
  En navigation.
 

  A l'approche de Schinoussa.
 
Archipel societe
  Notre bateau au mouillage à Schinoussa.
  

  JOUR 6 : Amorgos - Schinoussa

Mercredi 17 sept. Vent soutenu du nord, 20 noeuds, mer agitée.
 
Le passage du ferry Blue Star à proximité de notre catamaran réveille tout le monde à bord, pour la première fois l'ensemble de l'équipage prend le petit déjeuner en même temps dans la cuisine. Celle-ci étant située au centre du bateau au niveau du pont, on profite d'une bonne vue sur l'extérieur. Des bancs et des petites tables permettent à 8 personnes de s'asseoir. Il est cependant rare que nous soyons tous attablés en même temps.
Pendant que je vais à terre faire quelques courses alimentaires (toutes les courses ainsi que les dîners sont couverts par la caisse de bord constituée le jour du départ) Mélanie et Sophie préparent des crêpes avec le sirop d’érable qu’elles ont ramenées du Quebec. Stephen a la gentillesse de m'en réserver une fourrée de banane et nutella à la façon nord américaine. Nous partageons un moment convivial qui fait plaisir à tout le monde.
Mais voila que des nuages apparaissent dans le ciel et que le vent se lève. Nous levons l'ancre et partons vers l’île de Schinoussa (également épelée Skinoussa), une perle des Cyclades préservée du tourisme de masse. Eric hisse les voiles, le catamaran glisse sur l'eau. La mer est agitée. Des grosses vagues viennent se fracasser sur le pont, le bateau gémit, ploie, se redresse. Je remarque que lorsque nous ne naviguons qu'à la voile (sans l'aide des moteurs) l’équipage est beaucoup plus attentif et conscient des efforts qui opposent les éléments naturels à notre embarcation.
Tout ceux qui restent vaillamment sur le pont finissent trempés mais ravis!
 
Nous arrivons à Schinoussa vers 13:30. Une escale bienvenue après cette navigation musclée. L'île semble à peine habitée. Nous n'accostons pas au petit port de Mersini mais jetons l’ancre dans la paisible et lumineuse baie de Livadi. Une grande plage de sable brille au soleil devant nous. Schinoussa doit son nom à un arbuste, le schinos qui pousse en quantité et qui servait traditionnellement de combustible.
 
Malgré les apparences Eric nous assure que la taverne dissimulée derrière les tamaris sur la plage est ouverte, tout le monde est soulagé de savoir qu'il ne sera pas nécessaire de cuisiner à bord ce soir. Aucun cordon-bleu sur cette croisière, c'est une évidence!
C'est l’heure de l’apéro. Sarah prend l’initiative de préparer un petit buffet et je l’aide à faire quelques canapés. Nous trinquons tous ensemble sur le pont. A la demande générale, notre capitaine met de la musique grecque. Nous voilà tous bientôt à l'eau. C'est le moment pour moi de prouver qu'à présent je sais plonger. L'effet est pas trop mal réussi.
Eric nous dépose tous sur la plage, nous partons en petits groupes séparés à la découverte de l'île. Mais ici tous les chemins mènent au village, nous voilà sans délai tous réunis sur la place centrale.
 
De retour au catamaran vers 17:30, chacun vaque à ses occupations avant de se rendre à la taverne de Livadi. Une grand terrasse fait face à la mer et à notre bateau. La serveuse s'excuse du peu de plats disponibles aujourd'hui; nous sommes en septembre et dans les lieux isolés comme cette plage le passage n'est pas suffisamment important pour que l'établissement rester ouvert longtemps nous explique-t-elle. Malgré tout on nous sert des viandes grillées, saganaki, frites, salade crétoise, purée d’ail, purée de fève et autres mets appétissants. Qu'est-ce que ça doit être quand ils sont en haute saison! Nous avons même droit à des desserts, pana cotta au caramel et gâteau au chocolat, ce qui n'est pas la coutume en Grèce où les friandises et douceurs sont plutôt réservées à l'après-midi après la sieste. Nous retrouvons grâce à la lumière de nos portables l’annexe attachée à un tamaris. Sans se presser nous montons à bord et regagnons notre bateau dont la silhouette se découpe dans les étoiles.


cyclades
  Notre skipper hisse la voile.
 
croisiere cyclades
  Dernière baignade avant le débarquement.
  

  JOUR 7 : Schinoussa - Paros

Jeudi 18 sept. Vent fort, 25 noeuds, pointes à 10 noeuds.
 
Nous sommes au dernier jour de notre croisière. Pas question de traînasser, hop je suis debout à l'aube. Je tenais à me baigner mais des nuages obscurcissent le ciel tandis que le vent se lève. J'ai beau savoir que la température de l'eau est à cette époque la plus chaude de l'année je ne trouve pas la motivation de me mettre à l’eau.
Nous levons l’ancre à 9:00 pour entamer notre retour sur Paros. Le vent forcit, la houle augmente. Notre capitaine hisse les voiles avec les même gestes rapides et sûrs. Il est extrêment concentré. Les vagues sont plus grosses que la veille, il nous faut nous accrocher ou nous mettre à l'abri pour ne pas passer par dessus bord! Sur le pont, l’ambiance est euphorique, on dirait des gosses découvrant la mer pour la première fois. Dans la cabine de pilotage, certains luttent contre le mal de mer...
Nous avons la chance d’apercevoir un banc de dauphins qui feront quelques cercles autour du bateau avant de continuer leur chasse plus en avant.
Avant d’arriver à Paros Eric mouille une dernière fois l’ancre dans une superbe baie à proximité d’Aliki. L’eau a une teinte turquoise et une transparence encore plus surprenants que toute les eaux que nous avons vues auparavant. Les inconditionnels de la plongée ont le plaisir de voir des bancs de petits poissons colorés. Nous quittons les lieux vers 12:00. Durant la navigation, à hauteur de Pounta, nous admirons un rassemblement de kittesurfers. Ils sautent, volent, glissent par dizaines. Parikia se profile bientôt et nous voici à 15:30 de retour au port de Parikia à Paros. Eric nous gratifie d’une dernière manoeuvre rondement bien menée compte tenu du vent: une sorte de créneau très serré entre un autre catamaran et le quai. Les amarres sont attachées par Georges Gritsis (le patron d'Archipel pour ceux qui n'auraient pas lu le début du récit) qui est là pour nous accueillir. Quand le moteur s'arrête j'ai un léger serrement au coeur. Le temps a filé si vite pendant cette croisière, surtout à partir du troisième jour. Les autres membres de l'équipage bouclent leurs valises rapidement. Manu et moi prenons par contre tout notre temps, après tout rien ne presse. Nous échangeons nos coordonnées avec nos compagnons, buvons un dernier verre ensemble. J’avoue qu’il a fallu l’arrivée de l’équipe de nettoyage à 18h00 et la promesse d’un bon sandwich au café du port pour que je veuille bien descendre du catamaran...tout n'est pas si triste, nous avons encore une semaine à vivre sur l'île de Paros !

 
En conclusion:
Cette semaine en amoureux en croisière à la cabine s’est très bien passée. Le voilier nous a permis de voir une Grèce authentique et visiter des lieux de toute beauté à l'abri du tourisme de masse. Avec Manu nous nous sommes organisés comme nous le souhaitions, passant du temps tantôt à deux tantôt avec nos compagnons de croisière. Nous avons beaucoup apprécié cette liberté individuelle. Je crois cependant que nous avons tous un peu manqué de responsabilité et d’organisation pour la préparation des déjeuners à bord. Le mot de la fin est pour Manu qui a appris que “les Grecs savent faire du très bon vin digne des grands crus français” ainsi que “la vie de marin est attirante mais pas à la portée de tous.”

Ce que j'ai aimé
- l'alternance navigation/ visite à terre
- les mouillages
- la navigation sportive du 6ème jour
- l'excellent suivi entre la réservation et la croisière  
Ce que j'ai moins aimé
  
 
 
- le manque de cohésion parmi les participants en début de croisière
- le ronronnement du moteur du frigo dans un placard de ma cabine
 
 
 
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